lundi 14 mai 2012

Je ne fais pas de politique mais...

Je ne fais pas de politique mais…

Je ne fais pas de politique, moi le peuple souverain,
Mais je surveille les faits et gestes
Des professionnelles qui, pour au sommet
Aller, me proposent en guise de projet
Concoctés à la mesure de leur ego,
De rêves de ma grandeur ou de mon bien-être.

Je ne fais pas de politique, moi, le peuple !
Mais lorsque sur le trône de la démocratie,
Les politiques veulent monter, parler en souverain,
Ils aiment que je fasse, par un geste fatidique,
Le pas vers eux, sûr que mon vote le certifiera,
Et que leur satisfaction s’éclatera bientôt
Parce que, ma décision comme un jet,
Parfaitement exécuté, les aura envoyés au faîte
D’un pouvoir qui permet de dominer les choses
Et faire du monde leur possession.

Je ne fais pas de politique mais en souverain, je décide
Heureux, du sort de celui qui prétend gouverner,
Et comme c’est en mon nom qu’il fait les choses
Je ne tarde en aucun cas à lui enlevez du crédit
Lorsqu’il a pris la liberté d’agir en tyran
Puisque, moi le peuple, je suis le décideur,
Celui qui en denier ressort donne ou refuse.
C’est moi, le peuple, le souverain incorruptible
Mais, un de mes membres, faible, peut le devenir,
Et faire de moi, le peuple, un moins bon souverain.
C’est alors la catastrophe.

Je ne fais pas de politique
Mais, je sais quand le politique qui a triché
Se met avec le temps à l’indexe de ses mandants,
S’effondre, disparaît et va à l’abime de l’oubli
Parce que, le ripou n’a de jouissance qu’un temps
Et ne peut indéfiniment mettre à côté du trésor
L’or du peuple, pour son bon usage.

Je ne fais pas, moi, le peuple de politique.
Je suis le souverain qui règne, parle, agit
Par ses gouvernants que je veux pieusement gestionnaires.
Mais je sais voir ; je sais dire non :
Car, le politique s’aperçoit qu’il est surveillé ;
Que son contrat, sans cesse examiné peut être dénoncé,
Lorsque la trahison a dans ses priorités pris le pas
Sur mon mieux et bien-être, sur mes intérêts.

Je ne fais pas de politique mais je n’en ignore rien
Car, si elle a des vertus bien nobles,
Elle en a qui sont méprisables, celles-là que déteste,
Mais avec véhémence moi, le peuple souverain.

Daniel TONGNING
14 mais 2012
 De la démocratie