vendredi 16 novembre 2012

Les Temps de la repentance


Qui es-tu ? Magicien, Moine ou académicien
Ou bien tu n’es que ouvrier, ou dans la société sans lien;
Un homme, une femme: quoi? Un individu
Et tu as pêché. Tu veux la paix après avoir tout entendu:
Seulement la paix hein ? Répands-toi !
Tu es soldat, policier, révolutionnaire et tu as tué
Et pour cela a été bien salué.
Mais c’est sûr, tu t’es trompé de cause, seulement une fois?
Rien qu’une fois. Bien, avoues-le !
Tu es juge ou avocat et tu as violé la loi,
Te disant que c’est insignifiant. Tu as trompé la foi,
Descends de ton orgueil et admets-le.

Aujourd’hui, pour une faute dont le passé ne peut couvrir
En masse, on exige la vérité, et chacun y va de son repentir.
Partout avec émotion ou véhémence, on bat sa coulpe, fustige,
L’exige ici et maintenant, se couvre de cendres, cherche le juge
Et demande pour la vérité, la soumission.
N’est-ce pas faire l’inventaire des figures de la repentance?
Le temps qu’on vit est, contre nous, en mission,
Lorsqu’il poursuit pour une faute qui veut éviter la sentence.

Alors, les temps de la repentance toujours viennent.
Coupables, forcément coupables, tous fautifs, ils le sont.
Mais qu’est-ce que la repentance ?
Je connais. C’est peut-être du repentir- repentance,
Ou peut-être la réparation lorsqu’on s'est mal comporté,
Et par fois jusqu'au crime, l’irréparable en toute liberté
Et qu’il y a de l'honneur à le reconnaître la faute,
Un acte justifié par le mépris
Exécuté dans une ambition, œuvre des partis pris
Et alors revenu à la raison, il faut exprime sa contrition.
Comment encore sur la repentance se poser la question?

La repentance, je te le dis, c’est un dû;
Et ce du, est une parole au peuple vraiment due,
Due aussi à ceux qui ne peuvent plus l'entendre.
Parce que le passé est passé par là, il faut comprendre,
Et que la contemplation du passé, loin d’effacer la mémoire,
Fait réfléchir, et oblige le remord à exiger, pour quitter le terroir
À chercher la repentance, le nouveau départ qui lève le doute
Pour l’avenir. Alors le repentir n’est pas une seconde faute.
Il est craint, par orgueil, par ignorance ou par peur de la punition.
Il est la reconnaissance simple de la faute et la conjuration
D’une semblable faute pour les temps à venir, et prévoir le beau
Il est nécessaire pour se sentir mieux, et être à nouveau
En accord avec le monde qui sait toujours, être tolérant.
Lorsque la raison vient conforter la vérité pour élever le vivant.

Daniel Tongning
Juillet 2012