dimanche 11 janvier 2015

La liberté ne meurt pas

Avant-hier, l'ennemi occupait nos territoires,
Autoritairement soumettait nos pères
Et au nom d’une inconnue civilisation, bannissait nos cultures.
Notre humanité était contestée et notre liberté confisquée.
Le jour d'après, nous avons combattu;
Combattu ceux qui voulaient encore notre terre
Et en vainqueurs, nous avons reconquis notre indépendance.
Et libre, en justice, nous gagnions et confortions notre liberté.
Depuis hier, des barbares égorgent les fils du Cameroun
Depuis hier, à Paris, d’autres ont enlevé à la vie des journalistes
Depuis hier, la liberté par des égorgeurs est blessée.
La liberté : Elle est comme la vérité.
Comme la vérité, elle peut être chahutée,
Elle peut, un temps, être couverte par l’ignominie ;
Elle peut connaître des confiscations
Mais la liberté : elle ne meurt pas
Elle ne peut être assassinée :
Même par la barbarie submergée, elle émerge et éclatante,
Elle éclaire le monde qu’elle conforte et finalement ragaillardit.
La liberté ne meurt pas
Elle est comme la vérité ;
Elle est éternelle.
La vérité ne meurt pas ; elle peut être confisquée ;
Elle peut être aux autres contestée ;
Elle peut être volée des autres ;
Mais avec le temps, elle renaît et fortement, rétablit la lumière ;
Avec le temps, elle retourne et restaure le droit volé.
On ne tue pas la liberté ; elle ne meurt pas ; même blessée,
Elle reste debout ; elle est éternelle car elle est comme la vérité.
Libres, libres nous le sommes, réaffirmions-nous hier blessés.
Libres, nous voulons le rester, le disions-nous hier contre la barbarie.
Nous avons, pendant ce temps compris ce qu’est la liberté.
Il a fallu qu’on blesse la nôtre pour que nous mesurions notre douleur
Mais comprenons-nous  celle de ceux à qui nous confisquons liberté ?