lundi 7 mai 2012

Il sera un grand président ce Hollande-là

Le Général De Gaulle, lorsqu’il parti du pouvoir, ce fut à l’occasion d’un désaccord avec le peuple français. Le président Pompidou s’efforça de gérer une France frondeuse et les crises permirent à Giscard d’Estaing de proposer son changement. Il arriva au pouvoir avec quelque complicité d’une partie de la Droite politique concoctée comme seuls savent le faire les professionnels de la politiques.
De la droite, la France venait d’enlever le pouvoir pour le confier au centre contre l‘amélioration de sa condition. Le centre, sorte de conglomérat des partis avait un septennat pour réussir « la démocratie à la française ». Mais, la France, pendant ce septennat-là allait mal. Elle n’avait jamais été en forme depuis que le président Pompidou la gouvernait.
Les partis du programme commun de la gauche le savaient et voulaient prendre le pourvoir. Alors ils y arrivèrent avec un programme de changement qu’offrait François Mitterrand à la France. Lorsqu’il eut démocratiquement le droit de diriger la France, seuls les gens de gauche, qui avaient longtemps lutté pour accéder au pouvoir y croyaient. Partout, en France on ricanait et ne donnait aucune change à la coalition « Socialo-communiste »( comme disait à l'époque les adversaires politiques de la gauche).
A l’étranger, à part les pays communistes qui pouvaient avec scepticisme leur accorder quelque crédit, personne dans le monde et surtout dans les pays capitalistes ne donnait à Mitterrand aucune chance. La France était attaquée, sa monnaie, le franc aussi. Il fallait la dévaluer.  La crise économique était là, l’Irak envahit le Koweït et il fallut envoyer les troupes au proche orient. Alors qu’on disait avec mépris que ces gens-là n’avaient pas d’expérience, Mitterrand, quatorze ans après son accès à la présidence, fut considéré comme un des plus grands présidents que la cinquième république Française ait eus.
Après lui, Chirac arriva avec une volonté de changement et promis de relever une France bien bas tombée. Le gaullisme reprenait son bien: la politique française. Comme le français sait râler, la cohabitation emmena Jospin à la primature. Mais le râleur qu’est le Français trouva qu’il n’avait pas eu son du pendant son septennat menaça de confier le pouvoir à l’extrême droite mais finit par renouveler le bail de Chirac. L’héritage resta à la maison gaulliste et c’est le Président Sarkozy qui en hérita.
La crise a une histoire avec la France; elle est utile à ce râleur, ce français qui aime bien que le pouvoir le cajole. Comme le président Sarkozy prétexta de la crise pour ne pas le cajoler, il gronda, se rebiffa. François Hollande lui proposa le changement et le dimanche dernier, ce râleur lui a signé un bail de cinq ans à la condition qu’il s’occupe de lui; qu’il le cajole comme promis.
Sauf que, comme au temps de Mitterrand, personne ne lui reconnaît la capacité de réussir sa gouvernance au motif qu’il manque d’expérience; qu’il n’aurait pas de quoi offrir au peuple son bailleur et, en conséquence, ne croit pas qu’il sera un bon président. Moi, je dis qu’il surprendra. Les temps sont peut-être difficiles mais, ont de quoi favoriser l'éclosion d'un grand homme. Il sera un grand président ce Hollande-là.

Daniel TONGNING
Garges-Lès-Gonesse le 07 Mai 2012