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Affichage des articles du juillet, 2026

La Flatterie

La flatterie, le sais-tu, s’avance en robe douce, Un murmure enjôleur qui lentement nous pousse. Sous l’apparence d’or qu’elle dépose aux yeux, Elle cache un dessein patient, silencieux.   Elle effleure le cœur comme une main légère, Mais cherche à dissoudre en nous la garde austère ; Elle endort le regard, elle trouble l’esprit, Et glisse un miel trompeur où la vérité fuit.   Le flatteur n’offre rien qu’un appât qui s’avance : Il maquille son jeu sous un masque de chance. Celui qu’il enveloppe, hélas, devient sa proie, Un mouton qu’on prépare à dépouiller de soi.   Dans les cercles humains, familles ou nations, Cette mécanique œuvre en mille variations : Elle panse les affronts qu’elle-même a causés, Et cache les desseins qu’elle veut imposer.   Car la flatterie ment : ce n’est jamais l’amour ; Elle ignore la dignité qu’on doit au détour. Elle ne voit en l’autre un être à respecter, Mais un chemin facile où s’impose sa volonté.   Heureux celui qui sait déceler ...

Poème de la Négritude Economique

Il y a, quelque part entre l’aube et la braise, un continent qui respire dans la paume des vivants. Un continent sans frontières, sans cartes, sans conquérants, un continent qui se lève dans chaque geste noir comme une étoile qui apprend à marcher.  Ce continent, c’est la négritude économique. Non pas une théorie, mais une pulsation. Non pas un programme, m ais une naissance. Non pas une revendication, mais une ascension.  I -Terre  La terre noire n’est pas sombre : elle est profonde.   Elle porte dans ses sillons des mémoires que même le vent n’a pas su disperser. Elle porte des chiffres qui sont des racines, des racines qui sont des promesses, des promesses qui sont des mondes. Dans chaque grain de terre, il y a un futur qui attend son nom. II – Mains Les mains noires sont des cathédrales. Elles ont soulevé des continents, elles ont porté des empires, elles ont façonné des villes sans jamais signer leurs œuvres. Mais voici que les mains se redressent. Voici q...

Le silence des nations

Il est des peuples qui meurent sans bruit, comme s’éteignent les astres lointains : non dans l’explosion, mais dans la lente dissipation de leur lumière. Leur déclin ne commence ni par la guerre ni par la famine, mais par un phénomène plus discret, presque imperceptible : le refus de l’esprit critique. Ce refus n’est pas un simple défaut de pensée ; il est une manière de se détourner du monde, de renoncer à la lucidité, de préférer l’ombre à la clarté. Et ceux qui l’entretiennent, souvent sans même s’en rendre compte, sont les gardiens jaloux d’un exclusivisme social qui, croyant se protéger, scelle en réalité la tombe des nations. I - Quand la pensée se tait, les murs se rapprochent  Le refus de l’esprit critique est une fatigue de l’âme. Il naît lorsque la vérité devient trop lourde à porter, lorsque la complexité du réel effraie, lorsque la contradiction apparaît comme une menace plutôt qu’une chance. Alors, on se replie. On se contente de certitudes usées, de slogans rassurants...